Description de l'œuvre

Les Écrits des Forges sont heureux d’annoncer un recueil de poèmes inédits du fondateur de la maison d’édition. Cet ouvrage, intitulé Poèmes retrouvés vient mettre un terme à la réédition de l’œuvre complète de Gatien Lapointe (né en 1931 et décédé en 1983) entreprise il y a quelques années.

 

La part du sang

 

Hier, demain, le ciel, la terre,

Un fleuve sans âge ni menace,

Enfance accomplie dans les mains de l’homme !

 

Je caressais un paysage parfait,

J’avais toute l’année,

Je me donnais un cœur immortel.

 

Soudain, l’instant me saute au visage

Et me réclamait sa part de sang.

 

Il me fallait revenir au début du monde.

 

Professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières et co-fondateur des éditions Les Écrits des Forges en 1971, le poète Gatien Lapointe a surtout été célébré en tant qu’auteur du recueil Ode au Saint-Laurent, l’une des œuvres phares de la poésie québécoise parue en 1963 et avec laquelle Lapointe a remporté le Prix du gouverneur général, le Prix de la Province de Québec et le Prix du Maurier. Salué d’abord en France, en 1962, avec le Prix du Club des Poètes pour Le temps premier, le poète obtient une seconde fois le Prix de la Province de Québec pour Le premier mot en 1967. Parmi les recueils qui ont suivi, retenons les plus connus : Corps et graphies et Arbre-radar. Ces derniers recueils témoignent des nouvelles recherches qui ajoutent à la démarche de l’auteur un intérêt pour les aspects sonores du langage poétique (comme en témoigne une anthologie sonore de ses propres poèmes, avec accompagnement sur une musique électro-acoustique, parue à l’époque aux Écrits des Forges), mais aussi au croisement de la poésie avec les arts visuels.

 

Les écrits qui constituent le recueil Poèmes retrouvés ont été colligés et sont présentés ici par Jacques Paquin, professeur et chercheur de Trois-Rivières. Ces poèmes, s’ils ont été publiés en revues ou dans des journaux, ne l’ont jamais été sous forme de recueil. Ils n’ont pas non plus fait partie d’un recueil déjà publié. L’ensemble vient compléter le corpus de l’œuvre du poète.