Description de l'œuvre

Les Écrits des Forges annoncent la parution de Difficile de défaire la couleur, le premier recueil d’Annie Molin Vasseur chez l’éditeur.

 

C’est un ensemble de courtes proses poétiques qui compose la trame narrative de Difficile de défaire la couleur d’Annie Molin Vasseur : ces textes forment un kaléidoscope dense d’événements, de souvenirs d’un passé récent ou plus lointain qui s’appellent, qui se percutent, qui interagissent pour faire avancer le récit et « …rendre à la nuit ce qui lui appartient, la suite des jours, le mouvement des changements, rythme des reins, chimères rendues au profond des savanes, apprentissage des veillées… ».

 

Elle déambule dans la ville, dit l’impossible, martèle le rythme, coud et tisse, la tapisserie change, l’or pour le deuil, confronte l’avant, raconte grand-mère, qu’est-ce qu’il a dit, il a dit je te veux, le début, être amnésique pour être héroïque, une fiction, un carcan au bonheur, que ça écrive, du tout avec du rien et du plus, du petit et du grand, on attache le tout avec des super cordes, les trous noirs absorbent, des fois des mots, des fois des images, elle découpe les sons, les portraits, coupe et recolle, surfe, glisse à la surface, motus ça nous arrive à tous, croit nécessité mariage et descendance, mais elle achète sa portion individuelle de protéines.

 

Et dans l’accumulation, les digressions, l’addition d’émotions et de sentiments, les images de Difficile de défaire la couleur prennent la forme d’une longue confidence :

 

une lueur arc-en-ciel sur la main du papier, le rouge par le jaune au bleu et vert centre le regard du cyclone, du violet intense et fugace subsiste l'astre dans l'éparpillement des taches, je m'agenouille en nous dans l'impossibilité de retenir la vitesse du regard spectateur, c’est difficile de défaire la couleur, on y perd son soleil.