Description de l'œuvre

de

Raymond Pagé

Louise Blouin
Cécile Cloutier
Bernard Pozier
Michel Albert
Raymond Rivard
François Dumont
Claude Beausoleil

Ces mots de commencement résument chaque journée de leur auteur. Ils signent une plaque commémorative, offerte par l’Université du Québec à Trois-Rivières, que l’on peut voir au Département de Français.

Tentive de créer un nouveau mythe ? Certainement pas. Mais ceux-ci ont amplement à se nourrir dans le pâturage culturel québécois. D’ailleurs, il est toujours étonnant de voir les personnes que l’on a connues apparaître soudain sur un piédestal, pétrifiées dans une image à la mesure du regard des adorateurs, dépouillées des défauts et des faiblesses qui en faisaient des êtres si attachants.

Or c’est précisément à l’être humain, à la personne en tant que sujet de sa poésie, que cette publication s’intéresse. Elle est le résultat d’un colloque tenu à l’Université du Québec à Trois-Rivières, le 4 octobre 1990, à la demande des responsables du Festival international de la poésie. Nous avons choisi, à cette occasion, de réunir des personnes qui avaient connu Gatien Lapointe à différentes étapes de sa vie et dans les divers aspects de son travail. L’objectif était sans prétention : éclairer la démarche poétique de celui qui eut quand même son mot à dire dans la prise de parole des Québécois. Et cela, avant que la mémoire collective ne le relègue tout à fait dans ces cimetières que sont les dictionnaires et les manuels.


« Mes routes ne sont que des tremblements

Et j’avance pour continuer de naître. »

Gatien Lapointe