Description de l'œuvre

Francis Catalano est né à Montréal en 1961. Il a cofondé la revue Influx (cinq numéros parus) qui a publié des textes dans la mouvance d’un formalisme narratif. Il a collaboré à la Nbj, à L’APLM, à Lèvres urbaines, et en Italie, à la revue Ritmica. Il a traduit de l’italien quelques auteurs dont P.V. Tondelli, V. Magrelli, R. Pazzi, C. Pasi et M. Tornor. Francis Catalano écrit ce qui demeure une énigme à la « calme surface de l’eau ». La trajectoire de cette poésie va de l’expérimental à la parole de proximité.


Alfredo Lavergne est né au Chili en 1951. Depuis 1983, il a publié plusieurs recueils aux éditions d’Orphée dont Traits distinctifs, On ne rêve pas encore à la mort et El puente. Il a également traduit des poètes québécois en espagnol. Son travail poétique interroge les conditions de l’inscription d’une mémoire habitée de pulsions hétérogènes. La question du Québec est de celles que le poète aborde avec ludisme, satire et philosophie. Le quotidien, l’absurde, le langage, serrent de près ces brefs poèmes qui disent l’urgence, la vie.

 

« Triste regarder
du pont de l’Académie
à vingt-trois heures vingt et un
passer le dernier vaporetto
mais une chose console
le paysage pourra très bien
se débrouiller sans moi. »

Francis Catalano

 

Terrestre
« Je le dis à toute vitesse

J’existe
entre le mot
qui fut
et celui qui sera »

Alfredo Lavergne