Description de l'œuvre

Traduction : Mirjana Mihajlovic


Milijan Despotovic est né à Subjel, en Serbie, en 1952. Il a étudié en littérature yougoslave à la Faculté de philosophie de Sarajevo. Il habite actuellement Pozega en Yougoslavie où il dirige une revue littéraire Svitak (qui signifie « luciole »). Il est particulièrement intéressé par les haïkus qu’il fait connaître par un bulletin. Critique littéraire, il a publié de nombreux livres qui ont été traduits en plusieurs langues étrangères et ont obtenu des prix littéraires importants. Les poèmes traduits pour Lèvres urbaines par madame Mirjana Mihajlovic (qui vit à Nis, en Yougoslavie) sont tirés de son quatorzième livre, intitulé Le Bâton de Jevrem.

Écrivain, poète et critique cinématographique et littéraire, André Roy est né et vit à Montréal. Docteur en études françaises, il travaille à la pige dans le milieu des lettres et du journalisme. Il a publié plus d’une vingtaine de livres de poésie aux Éditions des Herbes Rouges et a obtenu deux prix prestigieux, le Prix du Gouverneur général du Canada en poésie et le Prix de poésie de la Fondation Les Forges. Sa poésie a été traduite en albanais, en anglais, en bulgare, en chinois, en espagnol, en italien, en macédonien et en slovaque. Il prépare quatre livres sur le cinéma, dont deux paraîtront à l’automne 1997, et un livre de poésie, Vies, qui sera publié au printemps 1998.

Les serpents lisent des épitaphes

« Il est un temps où les amis même
deviennent les signes
maintenant nous avons peur
les uns des autres.

Le monde se joue de nous
comme nous jouons seulement aux osselets
on doit vivre l’enfance
une fois.

Tandis que je les inscris dans les livres
j’attends que les épitaphes vivent la force de l’âge
et qu’elles visitent leurs cimetières.
Les serpents lisent déjà les épitaphes. »

Milijan Despotovic

« Je décrirai le goût fatal
de celui qui va nous quitter
griseur volontaire de ma propre tête
instruite du sommeil des autres
la tête c’est déjà le corps qui pense
à naître et à disparaître
et qui nous laissera seuls
grandir debout dans nos rêves »

André Roy