Description de l'œuvre

de

 

Yousouf Abdelaziz
Khalid Abou Khalid
Mohammed al-As’ad
Mourid al-Barghouti
Salma Khadra al-Jayyoussi
Abdelkarim al-Karmi (Abou Salma)
Yousouf al-Khatib
Racim al-Madhoun
Azeddine al-Manacirah
Samih al-Qassim
Mohammed al-Qayssi
May as-Sayigh
Tawfiq as-Sayigh
Mou’in Bsissou
Ahmad Dahbour
Mahmoud Darwich
Ali Foudah
Mohammed Hamza Ghanaïm
Haroun Hachim Rachid
Michel Haddad
Rachid Housaïn
Fawwaz ‘Id
Jabra Ibrahim Jabra
Salim Jabrane
Walid Khaznadar
Abderrahim Mahmoud
Khayri Mansour
Zakaria Mohammed
Ibrahim Nasrallah
Kamal Nasser
Abderrahim Omar
Walid Sayf
Ibrahim Souss
Issam Tarchihani
Fadwa Touqane
Ibrahim Touqane
Ghassane Zaqtane
Tawfiq Zayyad

Traduction : Adbellatif Laâbi

Que reste-t-il au poète quand la terre lui est retirée, quand lui-même est transformé en fantôme, quand on lui désigne une simple négativité comme condition de son existence ? Il est rare qu’une poésie prenne ainsi forme entre terre et ciel. C’est dire combien la tâche des poètes palestiniens est complexe, presque inédite. Ils ne peuvent écrire qu’avec ce qu’on leur a usurpé. Le monde est pour eux celui qu’ils ont à réinventer en partant du plus enfoui et du plus douloureux en eux, d’une familiarité, hélas obligée, avec la mort. Mais faut-il rappeler que c’est dans cette précarité, justement, que la poésie acquiert toute sa signification et, pourquoi pas, son utilité ? Les poètes palestiniens sont peut-être des poètes de l’urgence, mais l’urgence qui est la leur n’est pas celle qui s’arrête à la cause immédiate du poème. C’est une urgence de la poésie.

A.L.
 

Demain l’azur

« Demain l’azur percera
presque par mégarde
comme si l’immense voûte bleue
n’était qu’une profonde meurtrissure,
un semblant de souffle.

Demain l’azur formera
presque par mégarde
un espoir immodéré
et notre raison contuse
expulsera le souffle
pour mieux le contraindre. »


Ibrahim Souss