Description de l'œuvre

de

Sylvie Auger,  
Yves Boisvert,  
Joseph Bonenfant,  
Yvon Bonenfant,  
Lucie Bourassa,  
Roger Brien,  
Claude Brouillette,  
Pierre Chatillon,  
René Coulombe,  
Daniel Dargis,  
Pierre-Justin Déry,  
Paule Doyon,  
Jocelyne Felx,  
Gérald-Claude Fournier,  
Ghislain Fréchette,  
Marie Gagnier,  
Johanne Gagnon,  
Marc Gariépy,  
Jacques Gauthier,  
Denise Genest,  
Gérald Godin,  
Guy Godin,  
Michelle Roy-Guérin,  
Louis Jacob,  
Lucie Joubert,  
Alexis Klimov,  
Claude Laneuville,  
Jean Garneau Larivière,  
Isabelle Legris,  
Guy Marchamps,  
Clément Marchand,  
Simone G. Murray,  
Marcel Nadeau,  
Marcel Olscamp,  
Raymond Pagé,  
Alphonse Piché,  
Bernard Pozier,  
Jean Provencher,  
Huguette Bertrand-Rousseau,  
Madeleine Gagnon-Saint-Pierre,  
Denuis Saint-Yves,  
Jacques Thivierge,  
François de Vernal  

Le premier Festival national de la poésie donne lieu à Trois-Rivières à des manifestations de tout genre. La revue APLF a voulu apporter sa modeste contribution à l’événement en consacrant son vingt-et-unième numéro à une Anthologie des poètes de la Mauricie. Cette anthologie se veut un reflet, le plus fidèle possible, de la production poétique des deux dernières décennies.

À cette première partie s’ajoute une initiation à l’univers poétique constituée de textes réunis par monsieur Raymond Pagé qui paraîtront dans Le Nouvelliste au cours de la semaine de la poésie sous une forme modifiée ou abrégée mais qui sont présentés ici dans leur version originale. Ces textes ne cherchent pas à expliquer le monde poétique ; il tentent plutôt de l’apprivoiser et de le rendre accessible au commun des lecteurs.

Grâce à ce numéro un peu spécial, la revue APLF souhaite non seulement maintenir l’intérêt des gens déjà concernés par le fait poétique mais aussi – et surtout – éveiller chez les autres un intérêt et un engouement pour ce genre littéraire.

Lucie Joubert


Chute

« Englué des boues divines
le sentier se crevasse
qui cercle l’abîme
et se ravine
tôt sonnera la chute
au beffroi du néant
de nulle fange
de nul retour
de nulle cime
de nulle gangue
que cet amour
humble et pauvre infini
de tous les jours
que de conserve nous portons
dans la nuit laborieuse
de nos gênes enfiévrés »

Alphonse Piché