Description de l'œuvre

de

Simon Armitage
Attila The Stockbroker
Iain Bamforth
John Burnside
Duncan Bush
David Constantine
Tony Curtis
Fred D'Aguiar
Michael Donaghy
Carol Ann Duffy
Helen Dunmore
Douglas Dunn
Ken Edwards
U.A. Fanthorpe
Lavinia Greenlaw
Sophie Hannah
Tony Harrison
David Hartnett
Lee Harwood
John Hegley
Michael Hofmann
Kathleen Jamie
Eddie Linden
Gerald Mangan
Glyn Maxwell
Roger McGough
Robert Minhinnick
Edwin Morgan
Andrew Motion
Sean O'Brien
Douglas Oliver
Craig Raine
Peter Reading
Peter Redgrove
Jeremy Reed
Peter Riley
Stephen Romer
Carole Rumens
Lawrence Sail
Jo Shapcott
Ken Smith
Patrick Williamson

Quarante et un poètes de la Grande-Bretagne, propose un survol de la poésie qui s’écrit aujourd’hui dans le Royaume-Uni.

Quarante et un poètes de la Grande-Bretagne, une coédition Écrits des Forges et Le Temps des Cerises, est l’œuvre de Patrick Williamson, poète et traducteur anglais résident en France. En préface, celui-ci explique son projet : «L’idée derrière cette anthologie est d’offrir au lecteur de langue française un survol de la poésie écrite dans les îles britanniques pendant les deux ou trois dernières décennies et qui reflète en partie l’évolution du climat politique et social.»

Patrick Williamson a donc invité des poètes qui, depuis 1975, traitent d’une manière ou d’une autre, des changements qui sont survenus après le point de référence que sont devenues les années Thatcher pour les Anglais. On trouve ainsi dans cette anthologie un éventail larges des thèmes qui préoccupent les poètes d’Angleterre, mais aussi ceux d’Irlande et d’Écosse : par exemple, des thèmes à saveur sociale comme la guerre, le nationalisme, le racisme et la pauvreté; ou d’autres, qui relèvent de l’intimité, comme l’amour, l’érotisme, l’homosexualité…

Quarante et un poètes de la Grande-Bretagne brosse un tableau nuancé et généreux de la poésie actuelle du Royaume-Uni.


Écrire en prison

« Il y a des années, j’étais jardinier.
Je faisais pousser les fleurs de mon enfance,
la lavande et le lys du bord de la route
et ma première passion, le bleuet.

Le vent sur le blé de l’été.
Le vernis bleu dans les bois disparus.
Dans l’espace de ma cour j’ai jeté un autre coup d’œil
sur tous les lieux perdus de ma vie.

Je les reconstruisais. Ici, dans un endroit
encore plus petit je les refais à nouveau. »

Ken Smith